L’histoire qui peut vous rendre heureux…

J’ai envie de vous raconter une histoire, mais peut-être la connaissez-vous déjà. Autrefois, les anciens étaient les dépositaires des histoires. On se les transmettait au coin du feu,  on se réunissait pour écouter, on commentait, puis on transmettait à son tour. Au Moyen Age, les troubadours et les trouvères voyageaient avec leur instrument de musique et chantaient dans chaque village les faits et gestes reçus par d’autres. Toutes les histoires avaient une morale qui servait de formation, même si ce terme n’existait pas… Dans certains endroits reculés de la Planète, dans la steppe de la Mongolie, dans les replis de l’Himalaya, au fond de la foret amazonienne ou dans certains villages du continent africain ou asiatique, il existe encore des personnes qui aiment narrer les aventures, relater des évènements, communiquer un enseignement en utilisant la magie des mots et des gestes.

Aujourd’hui, les belles histoires courent sur Internet. Nous nous les repassons les uns aux autres si elles touchent notre sensibilité, nous les faisons suivre dans l’espoir d’aider un ami, de partager un message qui nous a fait du bien. C’est ce que je veux faire avec vous.

 

desert_sable_Mauritanie


Il était une fois…

Il était une fois – car toutes les belles histoires commencent de cette façon – deux amis qui marchaient dans le désert. Un désert sans fin, où les vagues de dunes se succédaient à d’autres, langoureuses, semblables et pourtant si différentes. Le sable fin glissait sous leur pas sans émettre le moindre son. Seul, le vent, de temps à autre, rompait la monotonie du paysage en soulevant quelque tourbillon qui disparaissait avalé par la dune suivante.

À un certain moment du voyage, les deux hommes s’arrêtèrent et se mirent à discuter pour décider la direction à suivre. Bien difficile, au milieu d’une telle immensité. Les opinions étaient divergentes. Le premier voulait remonter vers le Nord et le deuxième poursuivre vers le Sud. Chacun restait sur ses positions. Le ton monta. Celui qui assurait que le Nord était la seule voie possible se fâcha. Sans préavis, gifla l’autre. Ce dernier ne réagit pas. Il se baissa, de sa manche aplanit le sol et avec son doigt traça quelques mots. L’autre se pencha par-dessus son épaule et lut Aujourd’hui mon meilleur ami m’a giflé. Aucun mot ne sortit de sa bouche, aucune indignation, aucune autre réaction. Ils poursuivirent leur chemin en silence. Pourquoi n’a-t-il pas protesté ? se demandait celui qui avait eu ce geste d’humeur. Ils se connaissaient depuis de longues années et cette réaction lui paraissait absolument ridicule, illogique et anormale.

Une oasis pour survivre

La chaleur était devenue insupportable et tous les deux ressentaient la fatigue et la soif. Chaque pas représentait un effort surhumain. Ils n’en pouvaient plus quand, soudain, arrivés au sommet d’une dune presque blanche tant le soleil se réfléchissait sur ses cristaux, ils aperçurent une tâche verte en contrebas : une oasis ! Ils étaient sauvés.

A moitié aveuglés par la réverbération, épuisés par l’effort, ils se dirigèrent vers la terre miraculeuse qui semblait les appeler de ses charmes. Quand on est dans de tels lieux, il est fréquent de vivre en proie aux mirages, illusions du réel, bizarreries de la nature et de l’imaginaire. Mais non, l’oasis était bien vraie. Les palmiers ondoyaient doucement sous l’effet d’une étrange brise, à moins que le mouvement des palmes n’ait été que l’effet de leur désir de fraicheur.

Plus ils s’approchaient, plus le relief devenait précis. De l’ombre sous les feuilles où ils allaient pouvoir s’étendre ! C’est alors qu’ils la virent. Encadrée par de grands rochers granitiques, comme protégée au cœur d’un écrin, une magnifique étendue d’eau ! Un rêve ? Non, une piscine naturelle au centre de l’oasis. Les deux amis se regardèrent et, à la vitesse de leurs membres meurtris, se lancèrent vers l’eau. Etait-ce à cause de l’épuisement ? Je ne saurais vous dire, mais toujours est-il que celui qui avait été giflé piqua une tête et disparut.

Son compagnon était resté au bord pour s’abreuver et s’aspergeait d’eau délicieusement fraiche. Il riait en s’arrosant et en poussant des cris de joie. N’entendant aucun écho, il se rendit compte alors que l’ami avait disparu. Il plongea à son tour et repêcha le malheureux en train de se noyer. Il installa son ami contre le tronc d’un palmier et les deux s’endormirent, vidés mais contents.

 

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Une leçon de vie

Une fois repris de ses émotions, celui qui avait été ramené à la vie se leva. Il prit son couteau et commença à graver sur le flanc de la roche : Aujourd’hui, mon meilleur ami m’a sauvé la vie. L’ami qui l’avait giflé auparavant et venait de le sortir du lac, lut la phrase. Il ne saisissait toujours pas le comportement de son copain, mais décida cette fois de l’interroger : Je ne comprends pas.Je t’ai giflé tout à l’heure, je t’ai manqué de respect et je sais que je t’ai blessé,et tu as écrit sur le sable, et maintenant tu te mets à écrire sur ce rocher en granit. Cela n’a pas de sens. Pourquoi fais-tu ça ?

L’ami se retourna et lui sourit puis, en le regardant dans les yeux comme si son regard voulait atteindre son âme, il répondit : Quand quelqu’un nous blesse nous devons l’écrire dans le sable, là où les vents du pardon peuvent l’effacer. Mais quand quelqu’un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l’effacer.

L’homme sentit les larmes noyer ses yeux et il se jeta dans les bras de son ami.

 

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La morale de mon histoire et un exercice pour être heureux !

Apprenez amies et amis lecteurs de ce blog à écrire vos blessures dans le sable et à graver vos joies dans la pierre!  Voici un exercice pour être heureux. Dès demain, prenez un petit carnet que vous conserverez dans votre poche.

  1. Chaque soir, vous y inscrirez au crayon, une tristesse ou une déception. Même si vous pensez en avoir plus d’une, choisissez-en une seulement.
  2. De l’autre coté de votre carnet, écrivez à l’encre, une grande joie, une victoire, une reconnaissance. Un fait positif. Pareillement, vous n’en garderez qu’un même si vous avez eu le bonheur d’en vivre plusieurs.
  3. Quand vous aurez fini, posez votre stylo et prenez une gomme. Vous allez alors effacer  soigneusement la phrase écrite au crayon.
  4. À la fin de la semaine, regardez votre carnet. Resteront des traces de vos écritures au crayon, mais le sens ne sera plus lisible, par contre vos jolies phrases tracées à l’encre vous sauteront aux yeux, chargées de tous les beaux souvenirs faits de vos joies, des preuves d’amour reçues, de gratitude, de succès obtenus.

Vous voyez comme il est facile et bon d’apprendre à écrire les injustices subies sur le sable
et à graver dans le granit les bienfaits du quotidien !

Gratitude et Sérénité,

P.C

Merci à Amanda Castello et au site http://www.operation-succes.com/blog pour cet inspirant article.

Une réflexion au sujet de « L’histoire qui peut vous rendre heureux… »

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