Manger moins de viande : les bénéfices pour la santé.

Un article de la commission scientifique de l’Association Végétarienne de France

Contexte

Avant la Seconde Guerre mondiale, la consommation de viande était très modeste en Occident. Des personnes qui ne se disaient absolument pas végétariennes en consommaient une fois par semaine, voire une fois tous les 15 jours. Il s’agissait de la consommation habituelle des aliments carnés. Avec l’avènement de l’élevage intensif, les prix ont beaucoup baissé, ce qui a amené la plupart d’entre nous à en consommer quotidiennement. Parallèlement, bien que tous les cas de ces maladies ne soient pas imputables à la consommation de produits carnés, nous avons vu augmenter fortement les cas de maladies chroniques typiques des sociétés opulentes, en particulier de cancers et de maladies cardio-vasculaires.

Bénéfices pour la santé

De très nombreux bénéfices pour la santé sont à attendre d’une réduction de la consommation de viande. Les produits carnés ont l’inconvénient d’être riches en graisses saturés, en cholestérol, et d’avoir souvent un rapport oméga-6/oméga-3 peu favorable (c’est le cas pour les produits qui proviennent des animaux terrestres, en particulier des ruminants nourris essentiellement avec des graines). Ils sont par ailleurs totalement dépourvus en fibres alimentaires. Une réduction, même modeste, de la consommation de viande peut contribuer à améliorer grandement votre santé. Vous pouvez même en tirer des bénéfices à très court terme. Si vous souffrez d’un transit ralenti (constipation) et que vous remplacez la viande d’un repas par des sources de protéines végétales riches en fibres alimentaires comme des lentilles, des haricots secs ou du riz complet, vous pouvez dans certains cas retrouver un transit normal très rapidement. Néanmoins, l’essentiel des bénéfices d’une alimentation moins carnée est dans la prévention de maladies très fréquentes qui constituent de véritables fléaux de santé publique (en France, 60% des décès sont dus aux cancers, aux maladie cardiovasculaires et au diabète).

Les maladies cardio-vasculaires sont le type de pathologies pour laquelle une réduction de consommation de viande est la plus efficace. Même si tous les mécanismes expliquant ce fait n’ont probablement pas été élucidés, les antioxydants contenus dans les végétaux, une proportion plus faible de graisses saturées ainsi que des propriétés particulières des protéines végétales en elles-mêmes, jouent probablement un rôle majeur dans la prévention de l’athérosclérose, maladie obstructive de l’artère qui est à l’origine des maladies cardiovasculaires.

Les cancers du côlon et de la prostate sont ceux pour lesquels vous avez à intérêt à diminuer votre consommation de viande. Selon les études, les gros consommateurs de viande ont entre 2 à 3 fois plus de risque de développer un cancer du côlon que ceux qui n’en consomment pas du tout. Le risque est proportionnel à la quantité de viande ingérée pour ceux qui se situent entre les deux. L’association entre cancer et viande est particulièrement forte pour la viande rouge à cause de son taux élevé en fer héminique, qui est responsable de l’initiation du cancer en générant des radicaux libres.

L’obésité est également un autre fléau de santé publique pour lequel une réduction de viande est pertinente. Les études montrent que les végétariens sont en moyenne plus minces que les omnivores. Mais attention, diminuer la viande ne suffit pas forcément pour perdre du poids. Ce n’est qu’un paramètre parmi des dizaines voire centaines d’autres dans la question très complexe qu’est la prévention de l’obésité.

Une réduction de viande est également extrêmement efficace pour réduire les taux de cholestérol sanguin. Sachez que le cholestérol est totalement absent du règne végétal, même si certains chercheurs pensent que le cholestérol n’est qu’un marqueur du niveau de consommation de graisses saturées et non une cause en soi de l’athérosclérose. Ce dernier point fait l’objet d’une polémique actuellement.

L’hypertension et le diabète de type 2, sont les deux autres grands fléaux de santé publiques qui bénéficient d’une réduction de consommation de viande.

En pratique :

Il suffit de connaître les trois grandes sources de protéines végétales : céréales (blé, riz, maïs, boulgour, millet, etc.), légumineuses (lentilles, haricots secs, soja, pois, etc.) et oléagineux (noix, amandes, noisettes, etc.) et de les utiliser en substitution de la viande. Gardez à l’esprit que nous vivons dans une ère de surconsommation en protéines. Par conséquent, cette substitution n’a pas forcément besoin de se faire à quantités égales de protéines : nous tous en consommons déjà trop, une réduction ne peut donc être que favorable.

Pour en savoir plus :

Gratitude et Sérénité,

Patrick

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s