La spiritualité, ça aide vraiment ?

Par Céline Serven

Les postures de yoga s’inscrivant dans une tradition spirituelle millénaire, même le plus athée parmi ses adeptes en bénéficie corps et âme. L’Inde et d’autres contrées orientales, comme le Japon ou la Chine, à l’inverse des religions occidentales institutionnalisées, n’exigent pas nécessairement l’adhésion à une croyance ou à un dogme lorsqu’il est question de spiritualité. On parle d’ailleurs de « spiritualités vivantes » lorsque l’expérience prime sur l’intellectualisation…

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Dans un monde en quête de sens, il est évident que s’initier aujourd’hui aux pratiques de méditation ou participer à un séminaire spirituel ne constitue en rien une démarche de fuite quant au réel. Bien au contraire, ces pratiques tendent à la réunification de l’être sous tous ses aspects.

La reconnection à la joie intérieure

L’introspection générée par une pratique spirituelle, quelle qu’elle soit, permet une centration salutaire. Elle aide à se relier à une énergie intérieure puissante et joyeuse que les tensions générées par les aléas de l’existence ont contribué à occulter. Dans son ouvrage « La joie retrouvée », Alexandre Lowen, élève du psychanalyste Wilhelm Reich, développe tout un chapitre intitulé : « La joie est une expérience religieuse ».

En hébreu, explique-t-il, joie se dit « gool », ce qui signifie « tournoyer sous l’influence d’une émotion violente ». On ne peut s’empêcher de penser ici à la danse extatique des derviches tourneurs. De son côté, le sage et poète érudit Rabindrath Tagore, sympathisant de Gandhi, écrit : Seul celui qui a accédé à la vérité ultime sait que le monde entier est une création de joie. Ainsi, la spiritualité vivante contribue à développer un état de conscience essentiellement positif. Le mot Dieu n’induisant pas toujours, à cause des dérives religieuses de l’Histoire,un sentiment de plénitude, il n’est pas nécessaire d’utiliser ce concept pour se relier à sa divinité intérieure. Si nous avons perdu le contact avec Dieu, précise encore Alexandre Lowen, c’est que nous avons perdu le contact avec le Dieu en nous, l’esprit tournoyant qui anime notre être, le centre-énergie de notre moi intérieur qui nous éclaire et donne un sens à notre vie.

Des pratiques altruistes

Selon la sensibilité de chacun, diverses méthodes permettent l’accès à un état de sérénité intérieure. En voici quelques-unes, parmi beaucoup d’autres, qu’il appartient à chacun de découvrir :

La méditation zazen: la plus répandue en Occident, grâce à l’enseignement de Maître Taizen Deshimaru, elle est aussi la plus dépouillée au niveau des rituels. Elle consiste essentiellement à adopter une assise confortable et ferme et à se centrer sur le flux et le reflux de la respiration. Il ne s’agit pas de chasser les pensées parasites mais de les laisser passer en adoptant une attitude témoin.

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Pour le Zen, les pensées sont comparées à des nuages auxquels il convient de ne pas s’accrocher. Revenir sans cesse sur la conscience de la posture et du souffle favorise une stabilité mentale appréciable. Une astuce consiste à diriger mentalement l’expiration dans le hara (région abdominale) pour dissoudre les émotions et se relier avec son être profond. Avec l’habitude, dix minutes quotidiennes de zazen apaisent considérablement l’angoisse existentielle.

Le yoga: le terme yoga signifiant lien, cette discipline fait également du corps un outil pour accéder à la paix de l’esprit. Par ses postures (accessibles à tout un chacun), elle permet de dénouer musculature et articulations, ce qui a pour effet de réduire les tensions psychiques. L’aspirant désirant aller plus loin peut alors aborder les stades de la méditation.

La lecture: il suffit de taper le mot « livre et spiritualité » sur un moteur de recherche pour prendre conscience du nombre incalculable d’ouvrages de qualité sur le sujet. Retenons, parmi cette énorme bibliothèque, les écrits d’Arnaud Desjardin, qui ont l’avantage d’être accessibles à tous, quelle que soit sa tradition philosophique ou spirituelle, ceux de Karlfried Graf Dürckheim proposant une intéressante synthèse de la pratique du Zen, et les travaux du psychologue analytique Carl Gustav Jung.

Sans oublier l’enseignement de Jean-Yves Leloup, moine orthodoxe, et les conférences d’Omraam Michael Aïvanhov qui ont réconcilié nombre de lecteurs avec la spiritualité. Beaucoup témoignent également avoir retrouvé une dimension spirituelle en étudiant les symbolismes du Tarot de Marseille ou en s’intéressant à l’astrologie et à la numérologie.

Quoi qu’il en soit, peu importe le support d’étude choisi, le plus important revenant à se laisser guider par cette petite voix intérieure qui connaît tous nos besoins…

Paix et Sérénité,

P.C

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