CONSEILS DU CŒUR A CEUX QUI SONT MALHEUREUX….

Merci au site Bouddha Bouddhisme Enseignements pour cet article réconfortant.


Voici un sujet important. J’ai déjà parlé de deux sortes de satisfaction. La première est fondée sur nos perceptions sensorielles, et la seconde sur notre manière de penser.

Dans les pays industrialisés, on voit beaucoup de gens malheureux. Ils ne manquent de rien, jouissent de toutes les conditions d’une vie confortable, mais ils ne sont pas satisfaits de leur sort. Ils se rendent malheureux par jalousie ou pour toutes sortes de raisons. Certains s’attendent continuellement à un cataclysme, d’autres pensent que la fin du monde est pour bientôt. Ceux-là fabriquent leurs propres souffrances par leur incapacité à penser de manière saine. S’ils changeaient leur façon de voir les choses, leurs tourments disparaîtraient.

Il y a aussi ceux qui ont de véritables raisons de souffrir, qui sont vraiment malades, miséreux, victimes de catastrophes ou injustement maltraités. Mais, à nouveau, ils ont souvent le pouvoir d’y remédier. Matériellement, ils peuvent et doivent se soigner, mettre en cause ceux qui les maltraitent, aller au tribunal pour demander réparation, travailler d’arrache-pied s’ils n’ont pas de quoi se nourrir ou se vêtir. Mentalement, ils peuvent adopter un point de vue positif.

C’est en général notre attitude mentale qui détermine le degré de nos souffrances. Si par exemple on est malade, la seule réaction utile est de mettre en œuvre tous les moyens possibles pour se guérir : consulter un médecin, suivre un traitement, faire certains exercices… Mais, en général, nous compliquons les choses en nous tourmentant sur notre sort, ajoutant ainsi à la souffrance physique une souffrance mentale. Si notre maladie est grave, nous la voyons fréquemment sous l’angle le plus négatif qui soit. Si nous souffrons de la tête, nous pensons : « C’est vraiment ce qui pouvait m’arriver de pire, si au moins c’était mes jambes qui ne fonctionnaient pas ! » Au lieu de nous dire que quantité d’autres souffrent au moins autant que nous, nous nous lamentons comme si nous étions le seul au monde.

Pourtant il est possible d’adopter l’attitude inverse, de se dire, si nos bras sont paralysés : « Je ne peux plus m’en servir, mais mes jambes me portent encore. » Et si c’est nos jambes : « Mes jambes ne me portent plus, mais je peux me déplacer sur une chaise roulante et je suis encore capable d’écrire avec mes mains. » Des pensées aussi simples suffisent à procurer un réconfort.

En bref, quelle que soit notre situation, il est toujours possible de la voir sous un angle positif, en particulier à notre époque, où la technologie fournit des raisons supplémentaires de garder espoir. Il est impensable de ne trouver aucun moyen mental de réduire une souffrance provoquée par des circonstances réelles. Rares sont les cas où nous n’avons que des raisons de souffrir, sans aucun réconfort possible. Face à la souffrance physique, pensez aux aspects positifs, gardez-les à l’esprit, et vous pourrez certainement soulager un peu votre peine.

Même si votre maladie est grave et longue, il y a certainement un moyen de ne pas sombrer dans le désespoir. Si vous êtes bouddhiste, dites-vous : « Puisse cette maladie me purifier de mes actes nuisibles passés ! Puissent les douleurs des autres s’ajouter aux miennes et m’affecter à leur place ! » Pensez aussi que d’innombrables êtres souffrent comme vous, et priez que vos souffrances aient pour effet d’apaiser les leurs. À supposer que vous n’ayez pas la force de réfléchir ainsi, le simple fait de prendre conscience que vous n’êtes pas seul et que beaucoup d’autres sont dans la même situation vous aidera à supporter votre mal.

Si vous êtes chrétien et que vous avez foi en Dieu comme créateur de l’univers, réconfortez-vous en pensant : « Cette souffrance, je ne l’ai pas désirée, mais elle doit certainement avoir une raison, puisque c’est Dieu qui, dans sa compassion, m’a donné la vie. »

Si vous n’avez pas de religion, pensez que ce malheur qui vous frappe, aussi terrible soit-il, n’arrive pas qu’à vous. Même si vous ne croyez en rien, essayez d’imaginer, au-dessus de l’endroit qui vous fait souffrir, une lumière qui imprègne et dissout votre douleur, et voyez si cela vous soulage.

Il y a des malheurs subits, inéluctables, comme la mort d’un être cher. Il n’est bien sûr plus question d’influer sur la cause. Mais justement, puisqu’il n’y a rien à faire, songez que le désespoir est inutile et ne fait qu’aggraver la douleur. Je pense surtout à ceux qui n’ont aucune croyance religieuse.

Une chose importante à faire est d’examiner votre souffrance, de chercher d’où elle vient, et s’il est possible de la faire disparaître. En général, nous pensons n’avoir aucune part de responsabilité dans nos malheurs. C’est invariablement la faute de quelqu’un ou de quelque chose d’autre. Mais je doute que ce soit toujours le cas. Nous sommes un peu comme des étudiants qui auraient raté un examen et refuseraient d’admettre qu’en travaillant plus ils auraient pu le passer avec succès. Nous nous mettons en colère contre Untel, nous clamons que les circonstances se sont liguées contre nous. Mais n’est-ce pas pire alors, lorsque cette seconde souffrance, mentale, s’ajoute à la première ?

Même si vous perdez un être cher comme votre père ou votre mère, raisonnez-vous. Pensez que, après un certain âge, la vie touche naturellement à sa fin. Quand vous étiez petit, vos parents ont fait leur possible pour vous élever. À présent, vous n’avez rien à regretter. Bien sûr, s’ils sont morts prématurément, dans un accident de la route par exemple, c’est beaucoup plus triste.

Dalai Lama
Conseils du Coeur

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